COUPE DE FRANCE 2003

Historique : Clichy a remporté  5 fois l'épreuve en 1987 face à Strasbourg (par forfait l'équipe était composée de Renet, Lohéac, Olivier et Moingt), en 1992 contre le grand Lyon Oyonnax 2 à 2 (4 nulles de Renet, Prié, Apicella et Conquest, mais victoire au départage car nous avions la plus jeune équipe !! Le règlement a changé depuis !) en 1996 en battant Mulhouse en finale 2,5 à 1,5 (Apicella, Prié, Degraeve et Renet), en 1998 face à Lyon Echecs 3 à 0 (Bauer, Degraeve, Apicella et Relange) et enfin en 2001 au Sénat contre Strasbourg 3 à 0 (Lautier, Tregubov, Renet et Nataf).

Nous avons aussi été finaliste en 1993 battu par Strasbourg (Gurevich, Renet, Prié et Lamoureux) et demi-finaliste en 1985 (éliminé par Strasbourg avec Luce, Renet, Lohéac et Moingt), 1999 (éliminé par Fontainebleau avec Apicella, Renet, Verat et Moingt) et 2002 (éliminé par Nao Chess Club avec Degraeve, Tregubov, Apicella et Relange).

32ème de finale (9 mars)

Le match des 32ème de finale de la Coupe de France contre Evry s'est déroulé le dimanche 9 mars 2003 dans les locaux du Club de Clichy. Cela faisait plusieurs années que nous n'avions pas joué à domicile mis à pas les quarts et demi-finales que nous avions organisés en juin 2001. Par contre, le tirage était délicat car Evry monte en puissance depuis que Marc Perrin en est le Président. Le score final ne reflète pas la physionomie de la rencontre. En effet, Didier Leroy a fait souffrir Pavel Tregubov et  Laurent Verat est passé tout près de la défaite face à Damien Justo. La partie du 1er échiquier a été retransmise sur le site www.europe-echecs.com en même temps que Linarès !

Clichy Echecs 92 bat Evry Grand Roque 3 à 0
1) GM Pavel Tregubov (2612) - MI Didier Leroy (2276) : 1-0
2) Thal Abergel (2365) - GM Manuel Apicella (2501) : 0-1
3) Damien Justo (2306) - Laurent Verat (2353) : 1/2-1/2
4) GM Eloi Relange (2499) - Pierre-Yves Toulzac (2246) : 1-0               

 Les parties

16ème de finale (30 mars)

Clichy Echecs 92 bat Caen Alekhine 2 à 1

1) GM Manuel Apicella (2501) - Coursaget (2217) : 1-0
2) Laplanche (2190) - GM Eloi Relange (2499) : 0-1
3) Maxime Marie (2143) - MF Jean-Claude Moingt (2308) 1-0
4) Ismaël Karim (2159) - Paul Blanche (2190) 1/2-1/2               

8ème de finale (4 mai)

Clichy Echecs 92 bat Besançon 3 à 0

1) MI Alexis Chernuschevich (2485) - Christian Bauer (2582) 1/2-1/2
2) GMI JM Degraeve (2550) - Guillaume Sermier (2373) 1-0
3) GM Eloi Relange (2499) - Alain Sermier (2161) 1-0
4) Philippe Lucchetti (2181) - MF Laurent Vérat (2357) 0-1   

     Les parties

      Quart de Finale (24 mai)

Clichy Echecs 92 - Montpellier 2 à 1

1) GMI Pavel Tregubov (2632) - GMI Eric Prié (2446) 1-0
2) GMI Andreï Shchekachev (2592) - GMI Christian Bauer (2582) 1/2-1/2
3) GMI Glenn Flear (2509) - GMI Manuel Apicella (2501) 1-0
4) GMI Jean-Marc Degraeve (2550) - Gaétan Sarthou (2375) 1-0

Demi-Finale (25 mai) 

Clichy Echecs 92 - Cannes 1-0

1) GMI Pavel Tregubov (2632) - GMI Michele Godena (2527) 1/2-1/2
2) GMI Mladen Palac (2587) - GMI Christian Bauer (2582) 1/2-1/2
3) GMI Jean-Luc Chabanon (2492)) - GMI Eloi Relange (2499) 0-1
4) GMI Jean-Marc Degraeve (2550) - GMI Robert Fontaine (2527) 1/2-1/2

Eloi décisif contre Chabanon !

Clichy se qualifie pour la finale qui aura lieu au Sénat le samedi 7 juin prochain (13h00 salle Médicis). C'est la 3ème fois de son histoire que Clichy élimine Cannes en demi-finale (1986 & 1992) et à chaque Clichy a remporté la finale contre le cador de l'époque (Strasbourg & Lyon) !! Les Clichois affronteront Paris Nao le tout nouveau Champion de France.

Finale au Sénat (7 juin)

  Nao Chess Club – Clichy Echecs 92 2 à 0                             Les parties

1) GMI Vladimir Kramnik (2789) - GMI Jean Marc Degraeve (2542)  1-0
2) GMI Christian Bauer (2582) - GMI Mickaël Adams (2723) 1/2-1/2
3) GMI Manuel Apicella (2501) - GMI Joël Lautier (2666) 1/2-1/2
4) GMI Laurent Fressinet (2595) - GMI Eloi Relange (2499) 1-0

L’invincible armada de Nao n’a pas tremblé, ni souffert au Sénat, pour empocher sa 2ème Coupe de France consécutive et clôturer la saison en apothéose réalisant au passage le 1er doublé Coupe - Championnat de sa courte histoire. En ce samedi 7 juin, les Clichois qui présentaient une équipe 100% française, mais aussi un déficit de 160 points à la moyenne Elo (2693 contre 2533 !!), n’ont jamais eu leur chance devant le talent de Vladimir Kramnik, Michaël Adams, Joël Lautier et Laurent Fressinet. C’est Le 1er (et le dernier ?) champion du Monde Braingames qui allait ouvrir le score en dominant assez facilement Jean-Marc Degraeve, après un début tranquille où il n’avait pas obtenu grand chose de l’ouverture. Mais « Jim » ne va pas trouver les bonnes ressources et sa position va se dégrader assez rapidement. Il se laissera tomber au 30ème coup dans une position sans espoir quand on est face à un tel joueur. C’est le 2ème point entier marqué par Kramnik depuis son arrivée au Nao et toujours contre Clichy !! Cette victoire de Vladimir arrive au bon moment car il finissait par faire douter ses supporters !

  Les Clichois pouvaient-ils encore espérer quand on sait que la victoire au 1er échiquier compte double ? Il fallait en fait marquer 2,5 points sur les 3 parties restantes. Mission quasi-impossible ! On n’eut pas bien longtemps à attendre puisqu’à l’approche de la 4ème heure de jeu, Fressinet gagnait la bataille tactique et transposait dans une finale avec une qualité nette de plus ! Autant dire que les carottes étaient cuites pour Clichy qui a craqué en même temps que les échiquiers sensitifs de la FFE au grand désappointement des 150 spectateurs de la magnifique Salle Médicis du Sénat ! Il devenait inutile à Bauer et Apicella de forcer contre Adams et Lautier puisque la Coupe avait choisi son camp. Nao Chess Club a ainsi préservé son invincibilité qui dure depuis deux saisons en Coupe de France (zéro défaite en 48 parties) ! C’est dans la bonne humeur que tous les participants, les dirigeants des deux clubs et ceux de la FFE finirent la soirée au célèbre restaurant des Champs Elysées le Fouquet’s. Mais comment est-ce possible qu’une finale aussi prestigieuse, en présence d’un des plus grands joueurs de tous les temps, dans un lieu aussi prestigieux que le Sénat, n’attire aucun journaliste ? Pouvons nous rêver plus belle affiche ? La concurrence de Roland Garros ne peut pas tout expliquer ! Il serait temps que la FFE prenne la communication un peu plus au sérieux. C’est dans son intérêt, dans celui des clubs et des joueurs ! Sinon tout fût parfait et je ne m’engage pas trop en remerciant au non de tous les participants le Président Christian Poncelet pour son accueil et Yves Marek l’un de ses conseillers pour la parfaite organisation de l’événement. (article paru dans Europe Echecs N° 524 de juillet/août 2003)